02 avril 2014

40 - Janvier - Une aventure....

 Au début de janvier, les boches envoient de grosses "marmites" sur Nancy. (Des obus de 380), un ou deux tombent près de la gare, les billets des bagagent volent en tous sens ; on en retrouve à plus de 500 mètres de là. Un obus court, tombe dans un champ près du cantonnement du 5° Bataillon, faisant un trou énorme dans le sol détrempé par les pluies.  Dans Nancy, les dégats sont parfois importants. De grands immeubles sont anéantis d'un seul coup. Ma soeur justement de passage dans un hôtel devant la gare voit tous les... [Lire la suite]
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04 avril 2014

41 - Février 1916 - En route pour VERDUN

  En février nous étions au repos à quelques kilomètres de Nancy, le froid commençait à se faire sentir. Vers la fin du mois le canon se faisait entendre mais c'était loin de notre front. Nous apprenons qu'un grand coup se prépare sur Verdun, les boches marmitaient tant et plus depuis plusieurs jours, on ne parle plus que de cela, on s'attend à être de la fête!   Jean Bousquet  Au repos à Eulmont, nous venions de quitter le secteur de Lanfroicourt où les Compagnies organisaient les tranchées au mieux pour leur... [Lire la suite]
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06 avril 2014

42 - VERDUN - Rive droite.

  Le soir nous arrivons au Fort des Rozelières, jamais nous n'avions vu tant d'obus. Il y en avait de tous côtés de différentes grosseurs et même de différentes couleurs suivant leur effet. Un petit train Decauville en fait des chargements complets qu'il porte à travers bois aux différentes batteries échelonnées dans toute la longueur du bois, s'étendant sur la gauche du fort des Rozeliers jusqu'à la route de Verdun à Etain en passant par Eix.  Après avoir traversé le bois nous arrivons près de la lisière aux environs du... [Lire la suite]
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08 avril 2014

43 - Installation

  Comme presque toutes les maison du village, la nôtre est encore intacte. Nous nous installons dans une salle à manger pour copier les décisions et aussi pour prendre nos repas. Nous trouvons le buffet garni de vaisselle, des nappes blanches et des serviettes. Le Commandant et ses ordonnances s'installent tout bonnement à la cuisine, ils n'étaient que trois et nous une dizaine. Du reste le Commandant trouvait cela plus logique et mieux que cela c'était son ordonnance qui venait nous apporter nos plats! Tout est en place sur la... [Lire la suite]
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10 avril 2014

44 - Organisation

  Pour ce qui était de déjeuner, ce n'était pas chose très compliquée du point de vue du repas, mais pour aller le chercher c'était autre chose. Les quelques hommes qui allaient la nuit à Moulinville au rassemblement des cuisines roulantes, y allaient bien entendu par tous les temps et Dieu sait s'il pleuvait et neigeait en mars. De plus les obus lacrymogènes se faisaient un malin plaisir de venir éclater dans nos parages. Plus d'une fois la "tambouille" s'étalait à terre en même temps que le poilus chargé du ravitaillement. Les... [Lire la suite]
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23 avril 2014

45 - Camp Joffre

 Nous apprenons qu'au cours d'un bombardement sur Moulinville, le Colonel est grièvement blessé par un gros éclat d'obus. Peu de jours après nous apprenons sa mort. Nous venions de perdre deux bons chefs. (Le Cdt Du Mesnil et lui).  Dans mon trou je ne savais que faire dans la journée, j'allais bien voir de temps en temps les hommes des Compagnies en ligne, je surveillais les bombardements ou les évolutions des avions. Dans un colis que je viens de recevoir en ligne, il y avait des allumettes cachées dans un étui métallique... [Lire la suite]
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23 avril 2014

45bis - Photos

sans légende   1916. Verdun - Au repos sur une péniche sur le canal. Adjudant Papin.     Promenade des chevaux pendant la période de repos en seconde ligne. Train Decauville   1916 - Verdun - Camp Joffre près de Moulinville début Mars. 1916 - La messe en plein air au Camp Joffre On voit à gauche Cmdt Lavelle - Les mains sur son baton De Roele de Montpellier - Le casque sous le bras Rougeon - De la Fourchière et avec un bandeau (blanc) Benoit -     
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25 avril 2014

46 - Suite du camp Joffre

  Nous faisions tout le temps la navette entre les lignes et le repos, soit au camp Joffre soit aux péniches amarrées sur le canal au sud de Verdun. Nous avons quitté la droite de Moulinville pour couper le secteur de Moulinville-Basse, composé d'un reste de château et un peu en avant d'un pan de mur qui marquait l'emplacement d'une petite halte de chemin de fer, c'était les lignes.  Nous étions installés dans les caves du château : La liaison avec notre Commandant et son second le Capitaine Derolles de Montpellier... [Lire la suite]
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27 avril 2014

47 - Mon travail au Camp Joffre

  A Moulinville je ne faisais pas seulement que d'aller mettre le courrier dans le sac du vaguemestre, je descendais dans une cave où était installé un dépôt du génie et je remettais à tous les hommes du Bataillon en réserve qui allaient chaque nuit faire des travaux en ligne, soit un rouleau de barbelés soit des piquets. Les poilus se mettaient par deux pour prendre ce matériel, le rouleau était passé dans les piquets et le tout posé sur leurs épaules, ainsi les fils de fer n'étaient pas dangereux à porter. Quand les fantassins... [Lire la suite]
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29 avril 2014

48 - EIX

  Le Bataillon est en ligne un peu en avant du village d'Eix. le Commandant et nous, restons dans le village avec une Compagnie.  Cette fois nous ne sommes pas dans le même abri que le Commandant, il a dû en trouver un plus solide que le notre ; à vrai dire le nôtre n'était pas un abri confortable, une simple cave, peu profonde sans porte, une simple toile de tente ou une couverture pour boucher l'ouverture et camoufler notre lumière la nuit. Nous couchions sur une sorte de bas-flan de corps de garde. Nous communiquions... [Lire la suite]
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